Cendrillon Bélanger im Château Lafitte, Paris: La féminité est un espace de création pour moi

 Cendrillon Bélanger, Vanité, 2010, Copyright Künstlerin

“In meinen Träumen am Fluß habe ich meine Phantasie dem Wasser geweiht. Das anonyme Wasser kennt alle meine Geheimnisse. Dieselbe Erinnerung steigt aus allen Quellen auf.” Gaston  Bachelard. Noch bis 26. Oktober stellen Künstler in den historischen Räumen des Château Lafitte bei Paris aus, Die franko-kanadianische Video- und Fotokünstlerin hat in den Räumen des ehemaligen Bades einen idealen Rahmen für ihre Arbeit “Vanité”: Mehr Informationen unter www.cendrillonbelanger.net

„D´abord c´est abstrait: un étoffe rose bouge sous l´eau, produit des plis et des formes,des vagues matérialisées. Dans l´espace clos d´une baignoire, le spectateur devinealors un corps humain. Sous une robe rose clair qui flotte dans l´eau, il y a la peaupâle et lisse d´une femme. Le jeu de la matteté (= contraire de brillance) du textile,les parties brillantes de la peau, les mouvements de l´eau et du corps et les petitesbulles d´air qui sont produit. Il contraste avec un collage de sons, qui reprennent desbruits industriels qui pourraient sortir de machines, cliquetant, piétinant, toujourscréant des effets étranges et troublant. Des feuilles mortes ondoient sur l´eau, larendant terne. Toujours le corps blanc d´une femme nue dans l´eau qui bouge et qui tourne en nous montrant des partis de son corps qui deviennentde plus en plus concrètes. Mais la tête reste sous l´eau, les cheveux flottent, commeune Ophélie morte, comme le corps d´une noyée. Entre la vie et la mort vacillent les quatre parties de la vidéo „Vanité“, produit 2010 à Berlin par Cendrillon Bélanger. Des dangers, des violences peuvent être associés de manière sublime mais perçant:Un fil de laine rouge, puis tout une pelote de laine s´enlace sur une jambe, entre deux jambes, flotte toute seule dans la baignoire.

Même s´il n´y pas de références concrètes, pas de tête de morts, des miroirs cassés ou des bougies éteintes comme dans les nature mortes du 17ième siècle, il plane une atmosphère sinistre et inquiétant sur la scène.

C´est aussi à cause du son, qui pour l´ artiste, vient en première lieu de la création artistique. Elle crée elle-même le son ou récupère les sons qui l´entourent. En enregistrent l’eau qui coule, le bruit des abeilles, le froissement de feuilles, mais les distanciant fort, le mettant à l´envers jusqu´à la déformation. Ainsi le bruit original n´a plus rien à avoir avec le résultat.

C’est le son qui souligne le côté troublant déjà dans sa vidéo „Isabelle“ (2000). Une femme coincé contre le mur d´un pont à Paris est filmé, le son reprend et transmet de manière acoustique la malaise et le vertige. Depuis sa performance-vidéo „Hôtel Rotary“ (1999) elle compose sa propre musique. Dans le plus fameux ancien bordel parisien du 20ième (c´est juste?) siècle, elle a loué la „chambre chinoise“ pour une nuit. Allongée sur un sofa, elle improvise, se filme avec une caméra fixé. Déjà dans sa vidéo «Petite histoire divanesque», (1997) elle passe 24 heures sur un même lieu, cette fois en pleine nature canadienne, sur un sofa, la caméra stable, en improvisant sur des scènes du cinéma hollywoodien. La camera fixé et elle devant – c’est dans cette intimité qu’elle crée des huis clos en jouant des rôles féminins. «La féminité est un espace de création pour moi, un espace, qui n’est pas si restreint.»dit l´artiste franco-canadienne sur son œuvre. Dans „Les beaux jours“ (1998) elle se met en scène comme une vedette d´opéra, tout en rompant le sérieux avec une situation absurde: dans la salle, il n y a pas de spectateurs, un générique de la courte vidéo est immense, comme s´il

s´agissait d´un long métrage. Plus par pudeur que par la volonté de se montrer, elle préfère rester seule avec la caméra. Cela vaut aussi pour sa série de photomatons, qu´elle poursuit depuis plus que vingt ans. La caméra automatique produit une série de quatre photos identiques, prévu normalement pour des cartes d´identité, sur des mesures précises et imposé. Le temps de se laisser faire une photo de passeport est très restreint : juste le moment tout court de payer, poussant le bouton pour déclencher le flash immédiat qui suit. Cendrillon Bélanger détourne la fonction des photomatons sans laisser voir le visage mais mettent en scène son corps. Chaque fois une performance, car il faut arranger très vite en quelques secondes jusq´au flash de l´automate qui fixe la photo. La performance, l ´adrénaline et le résultat immédiat sont le mélange créatif qui produit des séries de photos sérielles en mini-format. En utilisant des accessoires basiques, comme de l´eau, une grille, du film à bulles, un miroir qui transforment le résultat en sublime photo de nu. «J´aime beaucoup la feminité, car

c´est une mise-en scène.» Dans l´espace historique des anciens bains du roi au sous-sol du Château Lafitte, l´installation de Cendrillon Bélanger a trouvé une scène et un entourage idéal. Ce lieu calme et méditatif en pierres rauques complète et contraste en même temps la haute-technologie de la vidéo «Vanité» en loop et les deux photos plus grands que nature, figeant deux scènes de la projection. Ainsi, elle passe du profane au sacré, rendant hommage aux choses.

Darmstadt, 5.10.2014, Copyright Julia Reichelt

 

 

 

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